Les médecins inspecteurs de santé publique bloquent la remontée des déclarations obligatoires

mercredi 29 novembre 2006
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Paris, le 28 novembre 2006 - Les MISP, suite au dialogue de sourds avec le ministère
de la Santé, durcissent leur mouvement. Le 29 novembre, date symbolique des journées
scientifiques de l’InVS, ils entreprennent de ne plus effectuer désormais que leurs
missions prioritaires urgentes. Ils cesseront la remontée des données statistiques, en
particulier les déclarations obligatoires et refuseront de participer aux astreintes
départementales et régionales. C’est ainsi leur rôle de veille sanitaire, essentiel au
fonctionnement de l’InVS et des services concernés du ministère, qui sera touché. Seuls
les signalements urgents seront transmis et l’action sur le terrain maintenue. Les MISP
perturbent déjà le fonctionnement des ARH en n’effectuant plus d’inspections de
nouveaux services hospitaliers ou de cliniques (visites de conformité) depuis le 20
novembre, et n’instruisent plus les dossiers CROSS [1]et CROSMS [2] importants en
matière de planification sanitaire, depuis le 27 novembre.

Après leur mouvement de grève du 7 novembre, une réunion s’est tenue le 17 novembre,
avec des représentants du Ministère, de l’IGAS et des syndicats. Lors de cette réunion,
il leur a été répété que le constat sur l’hémorragie des MISP était partagé mais que la
fusion MISP et praticien hospitalier n’était pas jugée « pertinente » alors qu’elle est
recommandée en priorité par un rapport de l’IGAS. L’administration craint de voir tous
les MISP partir à l’hôpital : cela montre combien elle a peu confiance dans sa propre
capacité à les retenir.

Alors que les pouvoirs publics ne proposent qu’un "Statut d’Emploi", lui-même présenté
par le rapport IGAS comme complexe, les MISP demandent de pouvoir disposer d’un
statut unique de praticien de santé publique reconnu et polyvalent permettant une
mobilité entre plusieurs institutions publiques ou ayant une mission de service public :
établissements de santé, Etat, collectivités territoriales, voire assurance maladie, etc.
Ce statut unique est la seule mesure susceptible de préserver à l’avenir le recrutement
de médecins de santé publique, leur capacité à exercer leurs missions au service de la
population à long terme et leur indépendance technique. Elle réintroduit de la cohérence
dans un dispositif illisible, permet l’enrichissement de la formation universitaire en santé publique et favorise la diffusion de la culture de santé publique dont notre pays a
tant besoin.
Cette mesure, qui ne représente qu’un budget extrêmement modeste, est facile à
mettre en œuvre par quelques amendements au PLF 2007 dont le vote aura lieu les 5
(volet sécurité sanitaire) et 8 décembre (volet santé) ; les MISP demandent la mise en
application du rapport IGAS, rien que le rapport IGAS, mais tout le rapport IGAS.

Les Médecins Inspecteurs de Santé Publique (MISP) qui ne sont plus que 4 à 500 en
France, connaissent depuis des années de graves difficultés de recrutement et
d’exercice. Cependant, les crises sanitaires (sang contaminé, amiante, ESB, canicule,
etc.) se succèdent… mais les mesures prises pour y faire face sont toujours éphémères,
destinées à colmater, au coup par coup, les mécontentements ou à protéger une
organisation complexe, sans compétences ni moyens techniques et humains suffisants.

Contacts presse :
MEDIAL 01 53 83 81 52 ou 55
ou contactpresse@smisp.fr


Retrouvez tout les éléments sur la mobilisation en cours dans la rubrique actualité


[1Comité régional de l’organisation sanitaire et sociale

[2Comité régional de l’organisation sociale et médico-sociale


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Brèves

Dernière heure

mercredi 3 mai

Prolongation de la date limite pour l’inscription au concours de MISP 2017.
Un récent arrêté, paru au JO du 3 mai, prolonge jusqu’au 11 mai la date limite d’inscription au concours de MISP 2017 (voir ci-dessous).

Une nouvelle menace pour la santé publique

mercredi 12 octobre 2016

La nouvelle agence de santé publique ("Santé Publique France") vient de recevoir comme cadeau de naissance... une perte de 5 % de ses moyens financiers et humains pour 2017 alors même que les établissements qu’elle rassemble (INVS, INPES, EPRUS, ADALIS) avaient déjà subi d’importantes baisses de leurs budgets et de leurs effectifs ces dernières années. L’UNSA santé publique et le SNAPA (Syndicat national autonome du personnel des agences sanitaires) dénoncent cette mesure dans un communiqué de presse (lire ici).

Concours pour l’accès au corps des MISP

samedi 8 octobre 2016

Deux arrêtés, datés du 9 septembre, viennent de paraître aux journaux officiels des 16 et 23 septembre 2016. Le premier fixe les règles d’organisation générale et la nature de l’épreuve des concours pour le recrutement des médecins inspecteurs de santé publique ; le second autorise, au titre de l’année 2016, l’ouverture du concours.
Lire les arrêtés ici et et voir l’article ci-contre.
Les textes ont été complétés par une instruction en date du 5 octobre précisant les conditions d’organisation du concours. L’épreuve orale d’admission est fixée au 26 novembre. Attention à la date limite de dépôt des dossiers de candidature : le 26 octobre . Lire cette instruction. Pour tous renseignements : drh- concours@sg.social.gouv.fr.

Préparation au concours de MISP

mardi 27 septembre 2016

L’EHESP organise les 13 et 14 octobre prochains, une préparation pour le concours de recrutement de MISP 2016. Les modalités et les dossiers d’inscription sont mis en ligne sur le site de l’école www.ehesp.fr (lien ici).

Offre d’emploi l’ABM recrute.

vendredi 23 septembre 2016

L’Agence de biomédecine recrute un nouveau responsable de la mission d’inspection sur un contrat de détachement ou de mise à disposition d’une durée de 3 ans, renouvelables. La fiche de poste apparaît très intéressante et conviendrait particulièrement à un MISP. Le poste est à pourvoir au plus tard le 1er novembre 2016 ; c’est donc urgent.
Consultez ici l’offre d’emploi.