L’effacement des médecins inspecteurs de santé publique

mercredi 13 juin 2018
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Le Code de la santé publique en ligne est un outil très intéressant pour une recherche de texte réglementaire à partir de mot clé.
Une recherche faite sur le mot « médecin inspecteur de santé publique « montre que sa présence dans les textes réglementaires s’estompe au fil des mois, faisant de lui une espèce en voie d’effacement par sa propre administration.
Les différentes références au médecin inspecteur de santé publique sont progressivement remplacées dans les textes par « les agents ou inspecteurs des agences régionales de santé ayant la qualité de médecin ».
La dernière suppression relevée l’a été dans la loi n°2016-297 du 14 mars 2016 relative à la protection de l’enfant qui a remplacé : « l’intervention du médecin inspecteur de santé publique ou de l’inspecteur de l’action sanitaire et sociale dans les inspections de maltraitance à enfant dans les établissements sociaux et médico-sociaux » par « les agents d’inspection et de contrôle de l’agence régionale de santé ».
Dans très bientôt, le médecin inspecteur se trouvera relégué dans le monde disparu « des maisons de repos destinées aux femmes récemment accouchées », article D6124-446-3 (clin d’œil à l’annexe XXI du décret n° 56-284 du 9 mars 1956 complétant le décret n° 46-1834 du 20 août 1946).
Cette manœuvre d’effacement constitue à l’évidence un déni de la triple valence des médecins inspecteurs de santé publique dans leur spécificité à la fois de médecin, de médecin spécialiste en santé publique et d’inspecteur.
Plus que jamais dans une situation de modification totale des besoins de santé des populations (épidémie de maladies chroniques, pathologies émergentes et changement climatique) et de nécessité profonde en matière d’organisation des systèmes de santé, la gouvernance de la santé a besoin de l’apport des professionnels de santé publique que nous sommes.
Conscient de ces évolutions, le syndicat des médecins inspecteurs lutte pour maintenir les valeurs de la santé publique au sein de notre ministère.

Jean-Paul Guyonnet.


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Brèves

Concours de MISP 2018.

jeudi 24 mai

Un arrêté daté du 17 mai 2018 fixe, au titre de l’année 2018, le nombre de postes ouverts pour le recrutement de médecins inspecteurs de santé publique à 12 pour le concours externe et à 3 pour le concours interne.

Concours de MISP 2018.

jeudi 22 mars

L’arrêté d’ouverture du concours 2018 externe et interne pour le recrutement de médecins inspecteurs de santé publique vient de paraître au Journal Officiel du 22 mars 2018 (lire ici). L’ouverture des inscriptions est fixée au 3 avril et la date limite d’envoi des dossiers de candidature au 4 mai à minuit. L’épreuve orale d’admission aura lieu le 1er octobre. Curieusement, le nombre de postes offerts aux concours sera fixé... ultérieurement ! Tous renseignements ici sur le site du ministère ou par courriel à l’adresse suivante : drh-concours@sg.social.gouv.fr . Information à diffuser largement auprès des candidats potentiels.

Concours de MISP 2017

jeudi 6 avril 2017

L’arrêté d’ouverture, au titre de l’année 2017, du concours externe et interne pour le recrutement de médecin inspecteurs de santé publique, a été publié au JO du 30 mars 2017 (lireici).
L’ouverture des inscriptions a débuté le 4 avril ; leur clôture a été fixée au 4 mai. L’inscription doit être faite par voie électronique sur le site https://inscription.sante.gouv.fr/inscription/inscription.do .

Promotions confirmées

jeudi 7 avril 2016

La note de service relative aux tableaux d’avancement au grade de médecin général de santé publique et de médecin inspecteur en chef de santé publique au titre de l’année 2016 est parue le 22 mars (lire ici). Pas de surprise : les collègues retenus lors de la CAP ont bien été promus.

Parution le 9 juin 2015 d’une circulaire relative à la composition des instances ordinales siégeant en formation disciplinaire.

jeudi 20 août 2015

Suite à la décision du Conseil constitutionnel n° 2014-457 QPC du 20 mars 2015, les représentants de l’administration devront s’abstenir de siéger au sein des formations disciplinaires des instances ordinales, afin de respecter le principe constitutionnel d’indépendance. Ils pourront toutefois continuer à siéger dans ces instances pour toutes autres matières que disciplinaires. Lire la circulaire.