CORONAVIRUS : le TITANIC administratif maintient le cap et la vitesse

Communiqué de presse
vendredi 6 mars 2020
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Emmanuel Macron a annoncé que la gestion de l’actuel épisode d’infection à coronavirus allait s’étendre sur des semaines, voire des mois ... La France retient son souffle dans l’attente de l’annonce officielle par le ministre de la santé du passage en phase 3 ... Le DGS fait des conférences de presse...

Pendant ce temps sur le terrain, au sein des services administratifs (agences régionales et nationales, services centraux du ministère ...) les équipes s’affairent et s’échinent à faire face aux demandes diverses qui pleuvent dans le désordre.

La situation est particulièrement tendue dans les ARS dont les effectifs diminuent depuis plusieurs années (-1500 postes perdus actuellement sur 9500 en 2010 : année de création des ARS) et elle est encore plus dégradée au niveau des médecins qui, logiquement, se trouvent en première ligne dans la gestion d’une épidémie. Le nombre de médecins inspecteurs de santé publique qui forment l’ossature de la présence médicale en ARS a fondu, passant de 600 à moins de 400 en peu d’années et cela sous le regard indifférent des employeurs. En fait peut-être préfèrent-ils détourner le regard sur ce processus de « démédicalisation » de l’administration qui par ailleurs sert bien les partisans d’une approche jusqu’alors uniquement comptable du système de santé ...

Mais face à une épidémie d’une telle ampleur, la médecine de santé publique revient au premier plan. Pour le moment, les collègues médecins font encore face à la tâche, mais pour combien de temps encore ... A l’épuisement réel des équipes hospitalières répond l’usure des individus et en l’occurrence celle des médecins de l’administration sanitaire (en bien des endroits, on ne peut plus guère parler d’équipes) et le fait que ces médecins vont pour un certain nombre d’entre-eux se retrouver à leur tour confinés ou malades du Covid-19, cette situation nous alerte….et les collègues le font remonter. S’agissant des infirmières de santé publique, des pharmaciens de santé publique, des ingénieurs de santé environnementale et des collègues administratifs qui composent ces cellules de gestion des cas et des situations sanitaires urgentes en ARS, ils sont confrontés également aux mêmes contraintes.
Cela se passe actuellement en l’absence de toute mesure d’adaptation de travail : ainsi la pression s’accroît progressivement sans que les plans de continuité d’activité ne soient déclenchés pour se placer dans une véritable posture de gestion de crise. Les directeurs se contentent de faire appel, ici et là, aux bonnes volontés, au dévouement des agents par des appels au volontariat multiples sans qu’une véritable organisation de gestion de la crise sur la durée ne soit arrêtée et mises en oeuvre .. Est-ce une attitude professionnelle ? Est-on aujourd’hui, au stade où en est l’épidémie, à la hauteur des enjeux ?

Le paquebot des ARS prend l’eau depuis des années progressivement... Le capitaine reçoit depuis longtemps des messages d’alerte de notre syndicat... Maintenant, il y a un iceberg en forme de virus droit devant et le capitaine se borne à maintenir le cap et la vitesse ...

Pour ces raisons, le syndicat des MISP-UNSA attire aujourd’hui solennellement l’attention sur les risques de rupture possibles de l’action médicale au sein des ARS.


Brèves

Soutien aux médecins de santé scolaire en grève le 13 janvier 2022

lundi 17 janvier

En soutien à nos collègues du SNMSU-UNSA Éducation, syndicat des médecins scolaires et universitaires, qui a appelé les médecins de l’éducation nationale à se joindre au mouvement de grève du 13 janvier 2022, le SMISP a adressé le courrier ci joint à notre ministre.

Ce courrier dénonce des recommandations de gestion de la crise Covid chez les scolaires et préscolaire, non cohérentes, complexes, fluctuantes, non évaluables (ce qui est contraire à toute action en SP), anxiogènes pour les familles et les acteurs, générant une incompréhension de la part des publics et des professionnels concernés..

Lettre à M. LE SGMAS demandant l’ouverture de négociations sur le statut du corps des MISP

mardi 11 janvier

Lettre au SGMAS demandant l’ouverture de négociations sur le statut du corps des MISP - décembre 2021

Sur le Web : Lettre au SGMAS

Courrier du SMISP au ministre sur le statut PSP

mardi 11 janvier

Lettre au Ministre de la santé et des solidarités demandant la relance du groupe de travail sur le statut de Praticien de Santé Publique - décembre 2021

Attention - L’ Assemblée Générale du SMISP-UNSA du 13 décembre 2021 se tiendra en distanciel

lundi 15 novembre 2021

L’Assemblée Générale 2021 du SMISP-UNSA aura lieu le lundi 13 décembre 2021.

Compte-tenu de l’évolution actuelle de l’épidémie due au Covid-19, le bureau a renoncé à organiser le séminaire-AG en présentiel, l’organisation prévue pour cette réunion sera celle d’une réunion tenue exclusivement à distance.

Plusieurs postes sont à renouveler au sein du Conseil Syndical, il est important que les candidats se fassent connaitre lors de l’inscription.

Vaccination anti Covid-19 des MISP et controle des PS libéraux

dimanche 19 septembre 2021

Le Syndicat des Médecins Inspecteurs de Santé Publique a été interpellé par ses adhérents sur l’obligation de vaccination contre la Covid-19 des médecins inspecteurs et sur le contrôle du statut vaccinal des professionnels de santé non salariés

S’agissant de l’obligation vaccinale, le SMISP considère que des médecins de SP formés à la lutte contre les épidémies se doivent d’être vaccinés et exemplaires de ce point de vue.

S’agissant du contrôle du statut vaccinal des professionnels de santé non salariés, cette procédure doit rester un contrôle administratif sur pièces, l’inspection au cabinet du médecin étant jugée disproportionnée.

A télécharger sur le lien ci dessous le communiqué du SMISP diffusé dans les régions :